Yacout Kabbaj


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biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography biography Soufiane Idrissi, né en 1986 à Rabat, montre dès son plus jeune âge un intérêt pour les arts plastiques. Dès l’obtention de son bac il se dirige vers des études d’art graphique et d’informatique et il est initié à l’art par un oncle professeur d’art plastique. Tout en évoluant dans la peinture, il créé un collectif en 2007 appelé Radar. Dans un monde qu’ils jugent en totale perdition, les RADAR (abréviation de Radio Detecting and Ranging) développent un langage visuel au couteau, en phase avec le Hacking culture (Anonymous...).

 

 

Dans sa participation, le leader du collectif Radar, Soufiane Idrissi a d’abord créé des oeuvres et des projets de Digital Art et de Net Art basés sur de la recherche d’images et donnant lieu à du ready-made très inspiré de Richard Prince, c’est-à-dire reprendre des images historiques, rares et les installer tout simplement comme des oeuvres. L’oeuvre majeure de cette approche est la célèbre image de Bush et l’épée arabe. Ce travail avant tout politique est dans son détail extrêmement pictural et se manifeste par une qualité d’oeuvre rarissime dans la photographie post-internet. Dans le détail de cette série nous remarquons l’attachement de l’artiste à la micro-couleur et à la juxtaposition des pixels. L’artiste est obsédé par les liens entre le passé et les grandes questions du futur. Dans la construction de son art il est passé par cinq années de recherches allant du savoir-faire artisanaux des tapis marocains du début du siècle au traitement des peintures traditionnelles et pigments. Ces questions qui allient savoir-faire des maalem est l’une des grandes étapes de sa décision finale de rompre avec les enjeux actuels de l’art expérimental et conceptuel. 

 

 

La peinture de Soufiane Idrissi s’affirme en couleur et en traitement de surfaces. Rien de nouveau dans cette methode et esthetique. C’est l’interaction des couleurs, l’agencement des espaces qui construisent l’oeuvre et qui nous font saisir le caractère original et la signification de ce qu’on appelle le style Idrissi. Un système de surfaces organisées et juxtaposées, telle est la première particularité de ce style. Dans les peintures, le système de surfaces, de couleurs uniques, se dégageait des surfaces précises et sourdes. De telles tendances picturales se sont manifestées bien plus tôt. Paul Gauguin, aux approches de 1890, accentuait son réseau de contours, le libérant ainsi de l’emprise des surfaces colorées.

 

 

Chez Matisse, Munch et Beckman, nous retrouvons ces tendances, infléchies selon le tempérament de chacun. Mondrian y apporte une innovation : la liquidation pure et simple de l’espace naturaliste par le jeu des verticales et des horizontales de son système de lignes.

 

Vers 2008, Soufiane Idrissi était marqué par Brice Marden et Sean Scully. En se fiant à son sens des couleurs, à la puissance du noir, bleu et vert pour formuler les surfaces et les lignes de ses ceuvres, il rompait avec la peinture toute en clarté du modernisme traditionnel marocain mais toute fois intégré dans son approche politique donné à la notion de couleur. biography